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17 Aug

🐜🐜Petite fourmi🐜🐜

Publié par Mouette  - Catégories :  #Amigurumi, #Fascininsect, #Crochet

J'aime les insectes. Je crois qu'un peu comme beaucoup d'entre nous, j'oscille entre crainte voir même dégout parfois - surtout lorsqu'il s'agit de s'imaginer devoir en manger - , mais surtout fascination. Petite, je m'amusais à laisser avancer les coccinelles sur mes mains, alors qu'il s'agit d'un effroyable prédateur loin d'être aussi innocent qu'il ne nous le laisse paraitre. Sa couleur rouge se veut être un avertissement pour les autres insectes, mais nous n'en avons cure. On adore ses pois et sa couleur sublime.

Et puis les coccinelles ne nous piquent pas, alors que les abeilles, tellement plus chouettes, peuvent se défendre contre nous et nous laisser là, avec leur arme plantée dans la chair, quitte à en mourir.

Et que dire des araignées ? Il y en a même qui sont dits arachnophobes ! Personnellement, je suis originaire de la capitale et ce sont plus les fourmis et les cafards qui sont présents dans les immeubles. Plus rarement les araignées. Il y a quelques années, la vie m'a conduite à la campagne. La vraie, dans les champs ! Et là, dans les champs, il y a plein d'araignées. En fait, il y a plein de toutes sortes d'insectes. Mais beaucoup d'araignées. De toutes tailles, de toutes sortes, des fines, des petites, des moyennes, des presque montées sur des échasses, et des grosses avec de grosses pattes. J'ai appris à les apprécier. Bon, pas dans mon lit !!! Il y en a toute l'année - je dis parfois même que nous habitons la maison de la famille Addam's  tellement j'ai l'impression de passer mon ménage à enlever les toiles d'araignées dans les coins du plafond - et arrivées la fin août et la fraîcheur automnale, il est très fréquent de voir les plus gosses - celles qui se remarquent beaucoup plus - le matin dans le bac de douche, le lavabo ou l'évier. Ce sont celles-là qui m'effrayaient quand nous nous sommes installé ; celles qui créaient une ombre mouvante sournoise sur le mur dans la pénombre du coin télé, remarquée par la vision floue panoramique, qui me faisait avoir le réflex de tourner la tête pour ne remarquer qu'elle. Enoooorme petite masse mouvante et silencieuse, absolument inoffensive, absolument terrifiante ! Les toucher ? Elles filent comme le vent derrière les meubles ! Les écraser ? Beurk ! Ça fait un gros pshout sous la semelle et ... le tableau après combat est répugnant :( Bref .... je n'avais pas le choix, il fallait que l'on trouve un terrain d'entente.

Humm .... alors les mois ont passé et nous nous sommes habitué. A tel point que je les appelle aujourd'hui, les "copines". Je ne les chasse plus. Les petites, je les laisse vivre leur vie - tout en abîmant leur toile sans relâche .... à chaque nettoyage en règle - ; quant aux grosses, lorsque je les vois, je les piège sous un verre, avant de glisser dessous une feuille de papier, de retourner le verre et de remettre notre intruse dans le jardin. Ecolo ? Peut-être. Humain ? Sûrement !

Mais revenons à nos fourmis.

Enfant, je n'aimais pas lire. Ado, pas trop non plus, n'en déplaise à mes parents et à tous les bien-pensants. Puis, j'ai découvert Daphnée du Maurier, puis j'ai découvert Stephen King, puis j'ai découvert Bernard Werber et là, j'ai compris que, non, je n'aimais pas lire .... les bouquins qu'on voulait que je lise. Mais que je dévorais ceux qui me correspondaient. Je passerai les deux premiers, non à propos, pour m'attarder sur le dernier. Les fourmis. La saga trilogie qui m'a fascinée quand j'étais au lycée. Les romans qui m'ont, moi la citadine bitumée, fait comprendre que l'Homme n'était pas le centre du monde, mais un élément, un acteur, un participant tout aussi développé et intelligent que d'autres espèces, et notamment ces insectes fascinants. Dans un tout autre genre, c'est également Bernard Werber qui, avec les Thanatonautes, abordait de façon savamment romancée, un thème qui a marqué ma sensibilité et mon intérêt : l'après-vie. De la même façon que Stephen King romance les pires cauchemars, Bernard Werber excelle dans les histoires d'humanité. Et tous les sujets sont abordés de façon progressive et sous forme de trilogie, de sorte qu'il en fait le tour et nous rassasie à tous les coups. J'adore ! J'adore ! J'adore Bernard Werber !

Bref ..... tout ça pour dire que j'avais envie de faire des insectes en DIY. Des animaux également, mais surtout des insectes. Et j'ai commencé par la fourmi au crochet. Je me suis appuyé sur le tuto très clair de Petite Boucle et j'ai pris une laine Phildar Lambswool - que j'avais déjà - noir avec un crochet 3.

J'ai fait les antennes et les pattes en fil d'aluminium noir 1mm que j'ai plié en 2 et torsadé avant de les recouvrir de la même laine que la fourmi.

Ce que j'ai apprécié particulièrement dans ce projet ?

La clarté des explications,
La rapidité d'exécution, - c'est un petit projet rapidement terminé -
Les proportions de l'insecte et le respect de l'harmonie de ses formes,
Le côté horriblement "mignon" de la fourmi, avec ses petits yeux tout ronds d'un noir profond. Quand elle me regarde, je fonds ..... :-D
Je pense m'appuyer sur ce modèle qui me plait pour décliner son adaptation à d'autres congénères.
Et enfin, the last but not the least, (dernier point mais non des moindres), je me suis amusée comme une gamine en crochetant ma petite fourmi. Et s'amuser, à 44 balais, c'est primordiale !!!

A très bientôt ;-)

 

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